Le choix du métro

Les études menées par le SYTRAL ont abouti au choix du métro pour la création d’une ligne depuis l’ouest de l’agglomération lyonnaise. Efficace, souterrain, confortable, régulier, à forte capacité, évolutif, le métro se révèle le plus approprié au regard de la fréquentation attendue, des contraintes techniques, mais aussi le plus attractif en termes de maillage avec le réseau existant et de report modal.

Une fréquentation domicile-travail importante

Les flux de transport du secteur ouest de l’agglomération vers le centre sont essentiellement pendulaires, c’est-à-dire des déplacements journaliers domicile-travail. Or, une demande de transport forte et concentrée aux heures de pointe exige un mode de transport offrant une forte capacité. Le métro est apte à y répondre : la fréquentation estimée, en 2030, pour la ligne E est de 45 000 à 75 000 voyages par jour. Une fréquentation moyenne de 60 000 voyages par jour justifierait un métro toutes les 4 minutes à l’heure de pointe.

Une topographie complexe

L’ouest de l’agglomération lyonnaise se caractérise par un relief marqué : le plateau du 5ème arrondissement se situe à 120 m en surplomb de la Presqu’île, soit une pente moyenne de 10 %, sur des distances importantes. Un dénivelé que le tramway ne peut gravir (limité aux pentes de 7% maximum, cela engendrerait des stations trois fois plus profondes que celles prévues avec le métro).

Des difficultés pour élargir l'espace public

Sur le plateau, les voies en surface sont étroites et sinueuses. Cela provoque une congestion automobile importante aux heures de pointe, et ne permet pas l’instauration de voies de bus dédiées, ni l’aménagement d’un tramway. Souterrain, le métro n’est pas soumis à ces inconvénients.

Un mode de transport tourné vers l’avenir

Les deux options de tracé de la nouvelle ligne du métro E ont été définies de manière à renforcer le maillage avec le réseau de transport existant. Elles visent à optimiser le report modal (passage fluide d’un mode de transport à un autre). Le choix d’un métro automatique (comme la ligne D et bientôt la ligne B) est porteur d’innovation. Le mode métro possède également une réserve de capacité (en augmentant la fréquence par exemple) qui le rend pérenne pour les 50 ans à venir et au-delà. Moderne, évolutif, le métro pourra accompagner le développement du territoire pendant plusieurs décennies.